Cosmopolis le raté

Que de déception lors de ma dernière venue au cinéma ! A croire que les films estampillés « Festival de Cannes » sont à éviter …

Ce film représente un sacré challenge: ne pas vous endormir durant la séance.

Dernier film du réalisateur David Cronenberg (Faux-Semblants, La Mouche, History of Violence, eXistenZ), Cosmopolis se veut être un film critique du capitalisme, dans lequel un jeune golden-boy, ici notre ami Robert Pattinson, voit en l’espace d’une journée son monde de spéculations s’effondrer. Sur le papier, ça avait l’air pas mal (d’ailleurs, le film est adapté du roman de DeLillo), j’avais pensé à American Psycho, là, comme ça. Mais en fait,  non (enfin, si: le film est raté aussi), ne vous fiez surtout pas à la bande-annonce, qui promet un film dynamique alors qu’un paquet de temesta aurait pu constituer l’affiche de celui-ci.

Et pourquoi est-ce raté ?

C’est très simple: on a l’impression que le film est cousu de petites phrases lancées sans être suturées à ce qui précède ou à ce qui suit, avec quelques tentatives de réflexions ratées, mal placées, mal pensées. Alors oui, on saisit bien la « critique » du capitalisme, mais elle est bâclée, simple, manichéenne. Le principe du golden-boy cloîtré dans sa limousine, qui rencontre successivement différentes personnes pour parler de l’économie, qui observe tout sans pouvoir y faire quelque chose, c’était une bonne idée, oui. Mais tout est tellement lent, capillotracté, mal construit, que le propos de base, s’il y en avait un, passe totalement à la trappe.

On ne sait pas pourquoi des gens venus de nulle part viennent squatter la limousine du monsieur, afin de déverser une basse philosophie plus que douteuse (et simpliste par dessus tout). On ne sait pas pourquoi on a des scènes de sexe qui ne servent réellement à rien. On ne sait pas pourquoi le personnage est aussi indifférent à tout (à moins qu’on ne me sorte le fameux: « il est en train de tout perdre, le pauvre, il ne sait plus ce qu’il fait ! »). La fin du film est un mystère absolu (si quelqu’un l’a comprise, qu’on m’explique), interminable, qui vomit une salve de phrases incompréhensibles, dont le sens aurait échappé à Paul Claudel lui-même ! Le reste de la salle n’a d’ailleurs pas tenté de résister à l’appel de la sortie, qui me faisait de l’œil tout le long du film. Je m’attendais presque à recevoir une médaille pour être restée jusqu’à la fin, pour avoir tenté de comprendre: POURQUOI ?

En résumé, Cosmopolis tente de fournir une réflexion autour du thème du capitalisme mais ne réussit qu’à produire un déchet cinématographique, bourré de non-sens, de prétention, de verbiage pseudo-intellectuel qui ennuie et fait se transformer 1h48 en une éternité.

Si la masturbation intellectuelle ne vous sied pas, passez votre chemin. Vraiment.

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