The Dark Knight Rises: yes, he is !

LE film le plus attendu de l’année est finalement sur nos écrans … ! Attention, SPOILERS.
Après avoir réalisé Batman Begins en premier lieu et The Dark Knight, sublimé par un Heath Ledger au sommet de son art d’acteur, Christopher Nolan nous offre l’épisode final de sa trilogie, The Dark Knight Rises. Et honnêtement, cette conclusion éclate aisément les deux épisodes précédents. Car si Begins se posait en prologue expliquant comment Bruce Wayne est devenu Batman et si the Dark Knight l’éclipsait totalement au profit du Joker et de Harvey Dent, ce troisième opus nous présente un Batman meurtri par sa totale défaite dans TDK.

Reclus dans son manoir 8 ans durant, pendant lesquelles chacun se demande où est passé la chauve-souris, Bruce Wayne vieillit et rumine, brisé par la mort de Rachel et de Dent, laquelle il croit être de sa faute. Pendant ce temps, un dénommé Bane commence à faire parler de lui dans les égouts de la ville, ce qui va forcer Batman à sortir de sa cave. Seulement, cette fois-ci, il est réellement tombé sur plus fort que lui… Autant vous le dire tout de suite, TDKR m’a bien plus convaincue que TDK, et de loin.

En effet, TDK souffrait de pas mal de défauts, dont un qui faisait également sa force: le Joker. Le film est à ce point centré sur le personnage, pour mon plus grand bonheur, que Batman en est oublié, effacé. Le film n’était véritablement rythmé que par les apparitions de Ledger et, le reste du temps, c’était (presque) vide. Ceci dit, il fallait bien ça pour le méchant le plus emblématique de la série. The Dark Knight Rises se recentre donc totalement sur le chevalier noir et en fait un personnage torturé à l’image de ce qu’on peut lire dans certains comics (Knightfall, notamment), banni par sa ville chérie pour une faute qu’il n’a pas commise, bien qu’il s’en croit coupable. D’autant plus que ce n’est pas tant Batman qui est mis en jeu, mais Bruce Wayne, n’en déplaise à ceux qui auraient voulu voir plus souvent le costume de chauve-souris.

Bane constitue donc l’élément déclencheur du réveil de Batman. Calculateur, froid, extrêmement intelligent (ça, faut le souligner, ça se voit pas tous les jours dans les films de super-héros …), malin mais surtout suintant la puissance absolue, Bane est une très sérieuse menace pour Batman, traité avec brio par Christopher Nolan, malgré les énormes discordances avec le comics dont il est tiré: techniquement, Bane est un personnage né et élevé dans une prison parce qu’il purge la peine de son père. Il en sort grâce à son acharnement le plus tenace et finit par devenir respecté de tous les prisonniers, qui lui resteront fidèles quoiqu’il se passe. C’est donc une sorte d’inversion des rôles que Nolan effectue dans The Dark Knight Rises puisque le Bane du comics est ici … Talia Al Ghul (dans les grandes lignes). Avant la fin du film, j’étais franchement choquée que le background de Bane puisse devenir celui de Talia, mais après avoir vu la fin, pourquoi pas, étant donné qu’il s’agit avant tout d’une adaptation. Tom Hardy incarne un Bane dévastateur, sans pour autant que le masque de catcheur de Knightfall nous soit infligé: exit le Venom, ici Bane est surpuissant, capable de broyer d’une main les crânes de ses ennemis.

The Broken Bat

Une adaptation qui reste tout de même assez fidèle aux œuvres, comme nous le montre le personnage de Selina Kyle, a.k.a Catwoman, toujours aussi féline et mesquine que dans un Long Halloween ou Dark Victory. De plus, Anne Hathaway colle assez parfaitement au rôle: cette démarche !

Le trio de héros mis en place, je dois admettre que vraiment je ne m’attendais pas à trouver un Bane aussi bon, bien que le Joker survive dans nos esprits et qu’il ne parvienne pas à le surpasser.Voilà un méchant qui réussit presque totalement à atteindre son but: Bruce Wayne est ruiné suite au vol des transactions boursières, son labo termine dans les mains de Bane et de sa troupe, la ville qu’il chérit tant lui est volée, détruite, mise en cendres tandis que lui, Batman, est tout à fait impuissant, gardé au fond d’un trou, le dos brisé. L’idée d’une guerre civile menée par Bane est excellente et bien menée, même si elle aurait gagnée à être approfondie. Mais après, c’est bien connu, les gens auraient râlé que c’était trop long.

En ce qui concerne Gotham, il est dommage de constater que la ville a totalement perdu l’aura fantastique qu’elle dégageait dans Begins. On se retrouve dans une mégalopole américaine un peu trop normale et réaliste, mais c’était déjà le cas dans The Dark Knight. Nolan se décide à réparer son énorme, son impardonnable erreur commise dans TDK: la scène du ferry est enfin dépassée ! Vous vous souvenez de cette scène stupide et totalement incohérente de la fin de TDK ? Oui, celle où les prisonniers font le choix des bien-pensants qui veulent sauver les habitants pourris de Gotham… Eh bien, même si ce n’est pas grand chose, dans TDKR Gotham devient un No Man’s Land impossible à délivrer car même les autorités ne veulent pas lui venir en aide. C’est comme ça que Joseph Gordon-Levitt se mange une belle explosion en tentant de jouer les héros utopistes.

La bande-son composée par Hans Zimmer est très critiquée mais, paradoxalement et contrairement à Inception, elle remplit son rôle: faire monter la tension. Au fur et à mesure que les événements s’enchaînent, la musique s’intensifie et croît sans cesse. Quant au thème de Catwoman, eh bien il lui correspond joliment. Nolan nous gratifie en plus d’une excellente surprise: non, il n’a pas raté ses scènes de baston ! Oui, il a cessé de trembloter pendant le tournage ! Les scènes de combat entre Batman et Bane sont assez brillamment filmées pour être remarquées, contrairement, là encore, à TDK. L’action en elle-même est toujours bien placée, bien distillée, de sorte que jamais on ne s’ennuie ou n’est distrait, le rythme étant soutenu avec brio. En outre, on ne voit pas du tout le temps passer dans la salle.

Bref, on serait en droit de se demander quels sont les défauts du film, et je vous rassure, il n’en est pas exempt. Pourquoi avoir ajouté une romance entre Bane et Talia Al’Ghul, au nom de quoi, pourquoi, oui, pourquoi ? Depuis quand BANE est amoureux ? (non, il n’a pas le droit, ça casse son image…)
Et pourquoi avoir choisi, dans tout le catalogue des désastres possibles et inimaginables, une attaque à caractère nucléaire ? Le scénariste n’aurait-il pas pu trouver mieux ? On est dans Batman, d’accord, et des bombes il en désactive tous les jours le bonhomme, mais quand même, on était en droit de s’attendre à mieux … Avec cette scène finale exagérée où « the bat » se sacrifie; non, juste non. Dommage. Ah, oui, et Marion Cotillard constitue à elle seule un défaut du film, aussi (ces yeux de veau, cette mort mal jouée !)

En somme, The Dark Knight Rises constitue très clairement une conclusion en apothéose de la trilogie Batman par Christopher Nolan, surpassant non pas le Joker si sensationnel de Ledger, franchement difficile à seulement égaliser, mais The Dark Knight en lui-même, oui, sur nombre d’aspects et notamment sur la construction et le rythme tout en assurant une transition parfaite avec TDK. Batman est traité comme étant Bruce Wayne, il n’est pas éclipsé et s’impose en tant que tel, ce qui permet de voir véritablement Christian Bale jouer, enfin. Nolan prouve aussi, et c’est important, qu’il sait construire et donner une vraie personnalité à ses méchants, qu’il respecte ou non le comic. Le final est quant à lui juste excellent et vous laisse comprendre tout le sens du titre, mention spéciale pour le plan ultime.

Yes, the Batman has risen.

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