Rise of the Guardians (Les Cinq Légendes)

Déçue par le dernier Pixar, Rebelle (ou Brave), c’est sans grande conviction que je suis allée voir le nouveau film d’animation de Dreamworks fraîchement sorti hier. Non pas que j’attende quelque chose en général lorsque je vais voir un film, mais, disons-le franchement, Rebelle aurait dû et aurait pu aller beaucoup plus loin mais ne l’a pas fait et s’est transformé en une démonstration graphique certes très réussie sur ce plan, mais cela au détriment du scénario, auquel il manque clairement une grosse moitié. Mais ce n’est pas le sujet. Dreamworks, en revanche, m’avait déjà émerveillée lors de la sortie de Dragons. Ils réussissent bien leurs coups, chez Dreamworks: j’entre dans la salle sans aucun espoir, j’en ressors enthousiasmée ! Le pari est à nouveau réussi avec Les Cinq Légendes.

Tout commence lorsque Jack Frost, l’entité qui représente le froid et l’hiver, connu pour son espièglerie, prend connaissance de son nouveau statut: celui de gardien. En effet, quatre autres entités, à savoir le lapin de Pâques, la fée des dents, le marchand de sable et le père noël font face à une menace qui a bien longtemps effrayé les enfants: le croque-mitaine, qui  est de retour et a prévu de faire disparaitre l’imaginaire des enfants en supprimant les rêves, ne laissant que cauchemars et chaos derrière lui. Ainsi, les cinq gardiens vont devoir s’allier malgré les difficultés que Jack Frost rencontre lorsqu’il tente de trouver sa place au sein du cercle des gardiens. Contrairement aux autres, lui n’est pas une entité reconnue dans le cœur et l’imaginaire des enfants, qui ne croient tout simplement pas à « Jack Frost ».

Jack Frost et le lapin de Pâques.

Pour quelqu’un qui adore le genre littéraire populaire qu’est celui du conte, pareil tableau semble alléchant. Et de fait, il l’est ! C’est un peu comme si on réunissait à nouveau les grands super-héros qui nous ont fait rêver autrefois (ou font encore rêver, il le faut), sauf qu’il s’agit d’allégories. Ce qui posera d’ailleurs problème aux enfants qui ne connaissent sûrement pas le folklore américain: on parle, en France, de la petite souris plus que de la fée des dents, des cloches au lieu du lapin de Pâques … Quant à Jack Frost, on en aura difficilement entendu parler lorsque nous étions enfants. Mais bon, visiblement, les enfants s’en contrefichent et ne sont pas aussi réticents que les adultes lorsqu’il s’agit de se laisser porter, rien qu’un peu, par la magie des contes.

Car en effet, le film n’a visiblement pas plu … si l’on en croit les journaux français. Qualifié de naïf, trop plein de bons sentiments, pur produit du marketing lié à Noël, les Cinq Légendes en prennent pour leur grade. C’est bien dommage: oui, le film est plein de bons sentiments. Mais non, il n’est pas niais et ne nous prend pas pour des naïfs simplement parce qu’il véhicule des idées liées à celles qu’on trouve généralement dans les contes de Noël, dans la lignée de ceux écrits par un certain Dickens. D’ailleurs, notre pauvre ami se fait également critiquer de tous les côtés lorsqu’on en vient à parler de la morale et des sentiments dans ses contes … En outre, ce n’est pas parce que l’on met en scène le marchand de sable, représenté par un petit rondouillard, que l’on en fait un personnage stupide.
De plus, les Cing Légendes saura sûrement vous faire sourire, et à de nombreuses reprises, si vous n’avez pas perdu votre âme d’enfant: tout est super mignon ! Les petites fées, le lapin de Pâques, les acolytes du père noël, …

Quant au scénario: ne vous attendez pas à quelque chose d’innovant, mais sachez tout de même apprécier la beauté d’une idée simple qui est celle de croire, encore et toujours, à ce qui a su vous faire rêver. L’animation est superbe, fluide, les effets spéciaux enchanteurs, notamment ceux du marchand de sable ou encore ceux de Jack Frost qui gèle tout ce qu’il touche (en découle plusieurs scènes de toute beauté). Les visages des personnages peuvent d’abord surprendre, mais on s’y fait (là où, par contre, ceux de Dragons me semblaient toujours aussi laids à la fin du film) et Jack Frost est même plutôt joli, ce qu’on est en droit de trouver rare actuellement.

Pour conclure, si vous n’aimez pas les contes, ni les histoires qui abordent le sujet du rêve (auquel on doit toujours croire, que l’on doit entretenir, ne pas oublier, etc), passez votre chemin. En revanche, si vous êtes sensible à la thématique du conte de fée, que vous aimez rêver et que vous cherchez à vous divertir, n’hésitez plus et supportez ce film qui ne mérite pas toutes les mauvaises critiques qui lui sont adressées. C’est, en ce qui me concerne, le meilleur film d’animation de l’année 2012 qui m’ait été donné de voir.

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