Punk Rock Jesus

Qu’est ce que Punk Rock Jesus ? Il s’agit de l’un des comics, parmi les derniers sortis chez Vertigo (et chez Urban Comics depuis quelques semaines), qui vous met une claque monumentale. Nul besoin de tergiverser, de tourner autour du pot : c’est sûrement la meilleure surprise de l’année en ce qui me concerne. Il est donc très difficile de mettre l’œuvre en avant sans lui ôter de valeur avec cet article.

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L’idée d’origine semble pourtant facile voire fort peu crédible, mais c’est sans compter sur le brillant esprit de Sean Murphy  : dans une ère semblable à la nôtre où la télé-réalité a pris le dessus sur toute forme de culture, un producteur du nom de Rick Slate tente d’atteindre la « quintessence » du genre en créant, avec l’aide d’une scientifique de renom, un clone de Jésus Christ. Pour cela, les traces ADN du suaire de Turin sont récupérées, une vierge est choisie parmi tout un défilé de candidates et un gigantesque dispositif est construit sur une île dans le but de filmer les moindres faits et gestes du  « nouveau sauveur ». Jusqu’au jour où le petit Chris(t), devenu adolescent, décide de prendre sa vie en main et de regagner sa liberté. Pour cela, il devient le chanteur d’un groupe punk et s’attire les foudres des croyants.

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Avec un tel pitch, on aurait pu s’attendre à ce que le scénario finisse par déraper en proposant une vision manichéenne de la religion ou des médias.  Il s’agit en réalité d’un scénario précis, d’une écriture rythmée, dynamique et pleine de réflexion, car rien n’est laissé au hasard (vous pourrez vous amuser à vérifier lorsque vous l’aurez terminé, mais je ne spoilerais pas). Le propos est plein de justesse et de subtilité lorsque la question de la foi est abordée plus profondément grâce au personnage de Thomas, le garde du corps de Chris (et probablement le véritable protagoniste du comics), lequel se remet en question constamment  par rapport à sa ligne de conduite : faut-il croire en Dieu dans le but de se repentir, ne s’en remettre qu’à lui sans réfléchir et espérer qu’il nous guide, ou bien affronter ses craintes et faire le choix de croire en soi ?

Déjà avec Joe, l’aventure intérieure (Vertigo/Urban Comics), Sean Murphy nous avait habitués à un dessin d’une grande qualité. Ici, il ne déroge pas à la règle  et la mise en scène est tout en mouvements, rapide et précise, renforcée par le choix du noir et blanc.

En bref, il serait dommage de passer à côté d’un titre si prenant, si poignant et, surtout si parfaitement mené. N’hésitez pas une seule seconde et savourez !

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The Amazing Spider-Man: un souffle nouveau ?

Enfin, …c’est vite dit. Le réalisateur Mark Webb décide de revoir le héros tisseur de toiles, en la personne de Andrew Garfield, et pour ma part, n’ayant pas été charmée par les opus de Sam Raimi, ça passe très bien, même s’il faut avouer que le film est objectivement loin d’être bon: il accumule les clichés, choisit des procédés faciles, est blindé d’incohérences, et surtout, oh oui surtout, il jouit d’une surenchère de pathos à gerber. MAIS, comme je l’ai apprécié malgré ces défauts, ce qui semble étrange, tentons de justifier un peu. Attention, spoilers inside !

Premièrement, et je l’ai déjà dit, les Spider-Man de Sam Raimi avaient été une purge. La simple vue de Tobey Maguire me révulse et son obsession de Mary-Jane m’ennuie. J’avais été très déçue de constater que Spider-Man n’utilisait, en combat, que ses talents d’acrobate, alors que bordel, il aurait pu se servir de ses toiles … En outre, le seul intérêt du film à mon sens ne réside que dans les scènes aériennes où Spider-Man se balance de toile en toile, mais bon, au bout de trois épisodes, on a fait le tour.

The Amazing Spider-Man ne révolutionne pas le genre de l’initiation du super-héros qui découvre ses pouvoirs, non, jamais. Cependant, il y a quelques bonnes idées qui font la différence avec Raimi. A commencer par une meilleure mise en place des origines de celui qui deviendra l’homme-araignée, même si, soyons sérieux, le fait qu’un jeune ado arrive à s’infiltrer dans un complexe scientifique ultra-sur-protégé me laisse désespérée par les techniques de narration du scénariste (s’il y en a un). Le scénario, justement, est véritablement téléphoné, ce qui est fort regrettable, mais on me dit souvent que « ils ne peuvent pas faire autrement, au cinéma! » Ah. Bon. On va faire avec, alors.

Bref, notre héros découvre donc ses origines: il est le fils d’un grand scientifique qui aurait théorisé et testé le transfert de gènes animaux. Pas besoin d’être une lumière pour écrire le reste du scénar. Encore une fois, on nous refait le coup de la science toute-puissante qui constitue une réponse à tout, mais tant pis. Parker se fait donc piquer par une araignée spéciale, fruit des tests de son père, qui lui octroie d’étonnants pouvoirs, à peu de choses près comme dans le comic. Dommage que ce début soit raté, si mal amené, car j’avoue que pendant la première partie du film, le rythme est lent et déséquilibré. Ceci dit, au moins, les premières scènes du film amènent une nouveauté inexistante du comic. On a droit à un Spidey bien plus humain que dans ceux de Sam Raimi, avec ses faiblesses, un passé difficile (même si topos déjà connu) et un trauma qui, lui, est le même que dans le comic. Une superbe incohérence à noter quand même: Parker cherche l’assassin d’oncle Ben, mais soudainement, comme par magie, il l’oublie. Zut.

D’autre part, Parker tente de dompter ses pouvoirs, ce qui lui vaut de revenir chez tante Mé bardé de coquards et autres belles marques: enfin ! Enfin, on ne devient pas un super-héros du jour au lendemain ! L’entraînement est difficile et le passage de l’humain au héros est plutôt bien représenté: un point de plus pour Marc Webber. De même, la conception du costume de Spider Man ne se fait pas en deux temps trois mouvements et nécessite quelques échecs pour finalement parvenir à ZE costume. Chez Raimi, rappelons qu’aucune explication n’était fournie.

Une magnifique combi, et pensée, en plus !

On reste dans la lignée du comic également côté choix de la dulcinée, Gwen Stacy, le premier véritable amour de Peter Parker, qui permet d’osciller entre fidélité au comic et nouveauté par rapport aux origines de Spider-Man.

Les scènes d’action m’ont retournée, mais je crois l’avoir déjà souligné: bien filmées, elles sont dynamiques et montrent que Sam Raimi n’est pas insurpassable. Peter connaît un panel d’actions variées qui lui permettent de se comporter comme une araignée (je pense à la scène de fight contre Lizardman dans le lycée, où il transforme l’animal en cocon) tout en étant extrêmement humain; de même, fidèle au personnage du comic, il nargue continuellement sa cible, contrairement au Spidey de Raimi qui à bien des égards semblait perdu et timide. Ce n’est pas le cas ici. Si Andrew Garfield me faisait peur au départ, il m’a bien rassurée tant il incarne bien Spider-Man: autant Tobey Maguire m’est antipathique (ce regard niais!), autant celui-ci attire la sympathie.

Quant au méchant, Lizardman, rien de nouveau hélas: un scientifique manchot qui veut retrouver son bras se sert de la formule mathématique de Peter et, sous la pression de Norman Osborn, se voit obligé de se servir de lui-même comme cobaye. Et paf, ça fait un gros lézard qui veut transformer tout le monde. Rien de neuf, donc.

Enfin, il est dommage que le film soit entaché par un patriotisme exacerbé et une niaiserie ambiante: la scène des grues appuiera mon propos. Ou celle de papa Stacy qui reconnait notre ami et décide de l’aider (non mais, crédibilité zéro les gars). Dommage en effet que toujours il faille agrémenter les blockbusters de scènes dites « héroïques » pas crédibles une seule seconde (ma plus grosse déception à ce jour restera la fin de Batman: The Dark Knight, la scène du bateau bourré de prisonniers bien-pensants – une honte, un affront envers le comic). Même reproche ici: personne n’aiderait Spider-Man, pas plus que Batman, si on suit les scénarii originels.

Je rêve d’un film de super-héros qui arriverait à se détacher des pauvres clichés sans cesse repris d’un film à l’autre. Raté pour celui-ci. Mais bon, le film a su me divertir, la musique de James Horner est un bonheur pour mes oreilles, et comparativement aux films de Raimi, ce Spider-Man est bien plus humain, plus courageux, plus narquois, plus sombre. Il est en ce sens une adaptation réussie qui propose d’apporter un peu de nouveauté à l’histoire de Spider-Man tout en ne trahissant pas celle-ci.

Mention spéciale beauté pour le plan final:

The Unwritten, quand la fiction devient réalité

Il m’est arrivé dernièrement de lire un nouveau comics édité par Vertigo, et qui à ce titre devrait, je l’espère, être réédité par Urban Comics (qui a racheté tout le catalogue DC/Vertigo et donc rééditent en grande pompe à un rythme effréné). Lorsque j’ai vu que ce fameux sésame était préfacé par le brillantissime Bill Willingham (auteur de Fables, voir article précédent), je me suis de suite jetée dessus dans l’espoir de trouver quelque chose d’original, d’intelligent et bien mené.

The Unwritten, entre les lignes

The Unwritten est écrit par le scénariste de la série Hellblazer, Mike Carey, et dessiné par Peter Gross (qui lui aussi a travaillé sur Fables, on voit un lien évident entre les deux séries …). Imaginez tout simplement la chose suivante: J.K Rowling a un fils. Elle a créé cette série à succès qu’est Harry Potter, et soudainement, elle disparait de la circulation littéraire. Ce même fils désormais adulte signe à tour des bras les exemplaires de la série dont il est le héros et s’en met au passage plein les fouilles. Seulement, il découvre progressivement qu’en réalité, il n’est pas juste celui qui a inspiré sa mère: il EST ce personnage.

Voilà donc le pitch de The Unwritten ! Si je vous fait cette analogie, c’est parce qu’elle est sciemment proposée par les auteurs: le jeune Tom Taylor, protagoniste irrité et irritable de notre comic, va découvrir qu’il est le personnage que son père a créé dans la série de best-seller Tommy Taylor (un petit magicien à lunettes qui, aidé de ses amis Sue et Peter, se bat contre le mal qu’incarne le méchant comte Ambrosio). Lors d’un salon dédié à la série, une étrange journaliste crée le scandale en l’interrogeant sur son identité, qui serait factice, preuves à l’appui. C’est alors que divers événements surnaturels surgissent et poussent Tom à admettre une vérité qui lui était jusqu’ici impossible d’imaginer … D’ailleurs, comme dans Harry Potter ou Tommy Taylor, il est peu à peu épaulé par deux amis qui ressemblent bizarrement aux héros de la série. Tom sera donc forcé de découvrir la vérité à la fois sur son identité mais aussi sur celle de son père: pourquoi a-t-il subitement disparu, et a-t-il vraiment « créé » Tom, comment, etc.

Mais derrière ce qui pourrait être une réinterprétation, voire un pastiche d‘Harry Potter, se situent des thèmes bien plus intéressants et qui me sont chers: le statut de l’imagination et du rôle qu’elle joue. Si Tom va devoir enquêter sur sa propre identité, il va aussi comprendre le statut et la portée qu’ont les mythes et légendes, dont tout best-seller fait également partie. C’est de cette manière qu’il est amené à rencontrer de grands mythes de littérature comme la créature de Frankenstein ou encore le chevalier Roland. La narration s’alterne, comme chez Fables, entre quelques courts récits (une page ou deux) de Tommy Tailor, coupures de presse et pages internet dédiées aux événements qu’engendrent les actions de Tom (enfin, tout ce qui touche à l’univers de Tommy Taylor) et le périple personnel de Tom. Les points de vue sont, en conséquence, toujours différents, et on a, en tant que lecteur, l’impression de résoudre l’énigme de Tom à ses côtés.

Tom perdu dans les méandres de la fiction, par Yuko Shimizu, illustrateur des couvertures

On peut s’interroger sur le statut du livre, donc: lorsque les lecteurs de Tommy Taylor apprennent que son origine, Tom, ne pourrait bien être qu’un imposteur, le mythe s’effondre. Ils ont l’impression que ce qui les a fait rêver n’a jamais été qu’une mascarade, la magie est annulée, l’illusion dévoilée. D’autres en revanche suggèrent que Tom est Tommy et le prennent pour un prophète.

Il est question, à un certain moment du livre, de la folie que peut représenter la fiction: une petite fille croit dur comme fer que Tommy existe, qu’il est Tom, que la magie existe etc, et elle se met donc à dessiner des symboles partout sur sa fenêtre. Elle se fait examiner et survient à cet instant un débat entre son père et sa mère, dont l’une pense que la fiction est dangereuse et nocive, l’autre qu’elle est au contraire nécessaire pour le bien être mental et source de joie. C’est ce qui nous intéresse: la fiction a toujours été une source de débat quant à savoir si elle est un signe de folie, un symptôme d’un esprit dérangé ou malade, mais aussi et surtout si elle peut avoir un impact dans la réalité. Ici je pense à toute la vague de romans gothiques anglais du XIXe siècle, où l’on commençait à penser que les livres étaient maléfiques rien qu’à cause de leurs propos (Le Moine de Lewis par exemple). Bref, c’est ce qui va être savamment illustré et mis en scène dans The Unwritten, où, d’une manière ou d’une autre la fiction se manifeste dans la réalité, mais elle peut aussi être tristement déceptive. Et puis, imaginez Voldemort ou le Comte Ambrose faire irruption chez vous façon Michael Myers ? Dérangeant, oui ! En effet, toutes les histoires ne se terminent pas bien …

Tom rencontre la créature de Frankenstein dans la réalité, ainsi que la mascotte de Tommy Tailor, Mingus, la chatte ailée

Seule l’imagination et la fiction peuvent donc permettre à Tom de se sortir du bourbier dans lequel il s’est enfoncé, mais c’est un grand pouvoir que celui-ci, et qu’il va falloir apprivoiser…

Et comme il n’y a à ce jour que deux tomes parus en France, il va falloir être patient avant de connaître la suite des aventures de Tom. En attendant, lisez et ne laissez pas votre imagination filer !

Fables, entre rêve et réalité

Difficile de présenter un comic sans dévoiler toute la subtilité qui s’y trouve, mais juste assez pour vous donner envie de l’acheter et de vous y plonger corps et âme (j’ajoute que Urban Comics a récemment acquis les droits de la série, qui est donc publiée dans un nouveau format rigide).

Imaginez la vie conjugale qu’entretiennent la Belle et la Bête (croyez-moi, c’est pas encore ça), que Blanche-Neige a divorcé du Prince Charmant, et que ce mufle est un gros connard qui trompe à tout va. Imaginez ce qui résulterait d’une rencontre entre les personnages des Mille et Une Nuits et ceux des contes européens… et si Bigby Wolf avait forme humaine, imaginez à quoi il ressemblerait ?

Fables, c’est une série publiée en 2003 et éditée chez Vertigo qui a rencontré dès le début un franc succès; elle a d’ailleurs été récompensée par le très prestigieux Eisner Award (décerné par des professionnels du comic). C’est aussi une série merveilleuse dans tous les sens du terme, vous vous en serez doutés d’après le titre.

Qu’a t-elle donc de spécial, cette série ?

On pourrait voir Fables comme un gros cross-over mettant en scène divers personnages de contes de fées, connus et moins connus des lecteurs, contraints de se cacher parmi nous. Oui oui, parmi nous, mais où ? Eh bien, à New York. Car en effet, les Fables, c’est ainsi qu’ils sont désignés, ont été chassés de leurs Royaumes par un cruel mais mystérieux personnage, qu’ils nomment l’Adversaire. Une partie d’entre eux est donc venue se réfugier à New York pour y établir un petit quartier caché aux yeux des « communs », c’est à dire nous, au prix d’un puissant sortilège: ce quartier, c’est Fableville.

L’ennui, c’est que le fameux Adversaire a décidé de les poursuivre jusqu’au bout.

Ainsi commence le comic et je ne vous en dirai pas davantage au risque de vous spoiler.

Là où Bill Willingham réussit un véritable tour de force, c’est dans la narration. Dès la première lecture, il imagine diverses façons de nous raconter ses histoires: parfois un Fable nous racontera avec nostalgie le temps des Royaumes, ce qu’il y faisait etc, d’autres fois l’on saura ce qui se passe dans le camp de l’ennemi en y étant introduit, mais toujours pour revenir à la trame principale qui en est alors d’autant plus enrichie. Je trouve cette alternance de narration franchement brillante dans le sens où non seulement le background des Fables et de leur monde est toujours plus étoffé, mais en plus cela permet au lecteur de n’être jamais lassé de ce qu’il lit, les sortes de « flashback » (qui constituent de vrais récits) créant un effet d’attente des plus savoureux tout en nous informant.

Dessin de Buckingham

Dessin de Buckingham: Bigby Wolf et Blanche-Neige

On est bien forcé d’admettre que retrouver les personnages qui ont fait notre bonheur lorsque nous étions enfant est déjà en soi agréable, un peu comme la madeleine de Proust en ce qui me concerne. Sauf que là, la frontière entre l’enfance et l’âge adulte est clairement délimitée: on assiste tout de même à des scènes de violence qui ne sont pas très graves, mais suffisantes pour dérouter celui qui croyait avoir entre les mains une œuvre naïve et (très) grand public. Mais l’on sait aussi que les véritables œuvres de contes de fées comportent leur lot de violence et de tristesse (rappelez-vous de la Petite Sirène d’Andersen…), d’où le fait que je considère ces scènes comme aisément accessibles pour tous. L’humour est également au rendez-vous, plus qu’on ne pourrait le penser, et on se prend d’affection pour les personnages qui agissent de façon parfois surprenante !

Les inspirations de Willingham ne se bornent pas seulement aux contes de fées, il va aussi tirer quelques idées du côté de la Ferme des Animaux d’Orwell en ce qui concerne le tome 2 des Fables. Je suppose que de nombreuses références autres que celles des contes sont présentes, mais je n’y ai pas fait attention.

Je terminerai sur les dessins, car les dessinateurs sont effectivement plusieurs et l’un a changé: Medina ne dessine que le premier tome, tandis que Buckingham prend la relève aidé parfois par Leialoha. Personnellement je trouve que le dessin de Medina aurait dû être conservé: il est simple et comporte de jolies couleurs. Je trouve celui de Buckingham moins fin et plus grossier, même si ça reste extrêmement agréable.

Le meilleur pour la fin: les illustrations de chapitres et de couvertures, signées James Jean. Jugez vous-même, des illustrations valent toutes les explications:

Quatrième de couverture du tome 14

Couverture du tome 9: Les Loups

Bref, je vous conseille vivement la lecture de cette fabuleuse série, rien que pour la narration exemplaire dont elle est dotée: c’est vrai quoi, un comic ou une BD sans réelle narration et juste de beaux dessins, eh bien, ça ne me suffit pas. Je pense bien sûr à Blacksad, plus connue pour ses magnifiques dessins que pour sa narration, que je qualifierais de… pas très approfondie. Pour vous dire la vérité, je ne lui ai pas trouvé de défauts malgré ma tendance certaine à en trouver partout, alors si vous en trouvez, dites-le moi !

Allez, encore un point pour finir, celui du hors-série 1001 Nuits de Neige, qui n’est plus édité en français par contre. Il s’agit cette fois de l’histoire de Blanche-Neige, envoyée comme émissaire des Fables en Orient pour conclure une alliance avec eux. Or, elle se fait capturer par un sultan, à qui elle est contrainte de raconter des histoires… Cela ne vous rappelle rien ? L’originalité de la chose, c’est que cette fois le livre se présente parfois en prose, parfois sous forme de planches de BD.

Magique.